Une nappe grise me couvre la lumière qui peine à montrer le bout de son onde.

Ne pas me réchauffer est son but, ne pas m'éclairer l'arrange.
Je me sens vide, dépossédé, déeconnecté, décontenancé, comme un étrange sentiment de malaise bien envahissant qui me rend nauséeux.

Il est venu avec du monde ce malaise. Mes démons intérieurs, sont toujours présent pour l'accueillir. C'est une évidence.

A quoi bon vivre, si je dois subir ce qui ne m'intéresse plus, une vie qui ne m'interesse pas ? Laisser crever ces humains, oui c'est ce que je voudrais. Si seulement j'avais le courage de disparaître.

Mais je ne l'ai pas. Enfin pas tout de suite.

Me sentir coupable de tout, et pas du tout. Ne pas être satisfait, ne jamais l'être, ne plus se complaire dans l'autosuffisance.

Aller dans le mur, puissants ou pauvres, la sentence sera irrévoquable, elle ne pourra dévier de sa route, elle sera coincé dans sa quête. Je ferai partie de âmes, perdues, mais révoltés.

Une vie que je n'ai pas choisi, imposé. Pas de places dans ce monde, je ne me sens pas à ma place. Le confort n'est plus une priorité.

Place à la spiritualité pour tenter de tuer ces moribondes pensées.
Un désir d'éternité pour sauver ce qui peut l'être, un désir d'enfumer tous les autres en leur disant : je vous l'avais bien dit, mais vous ne m'avez pas écouté.
Se croire plus fort que l'autre, complaire l'autre dans l'ignorance crasse, la bêtise sociale, espèce de chimère, tu dois fermer ta gueule, ta destruction sera grandiose et peuplés de schizophrènes, effrayants de vulgarités entre des culs tordus et desseins déchirés.

Le combat qui m'anime n'en est plus un. L'ennui est une amie, je te la présente, elle me conseille de ne rien faire. Surprenant.

C'est un billet aux longues allées. Pas de maisons bleus, ni de collines. Silence, blanc. Bruit. Blanc. Sens. Blanc. Croc. Rouge.
Un sang qui ne s'écoule plus, froid, glacial, noir, épineux, épais, sale.

Salir le blanc immaculé, sentir la chaleur de l'air glacial. S'envelopper, s'énivrer de ce paysage. Sensation de dépaysement garanti. Oh tu saignes m'as tu dit.
Certes, mais je m'en fiche de ton ressenti.

Je me gauffre dans ces photos. J'aimerai en être. Créer un véritable moi intérieur, le véritable, se complaire dans le silence.

De mort ? Non. Le plus vivant des silences, d'une nature. Pas endormi. Oh non. Elle n'est que trop vivante. Devenir un flocon. Un joli flocon. Encore un adjectif de merde.

Un flocon.

Le silence des espaces. Une maison en bois. Des millions de morceaux ambient. Des siècles de contemplation pour explorer la nature humaine.
Mais pourquoi faire ? La nature suffit. Laissons l'humaine de côté.


Retour à la réalité.
Mon esprit a vagabondé.
Mais je suis toujours seul, à traîner une charge mentale.

Bancal et fatal.

Barbare et foetale.

Baccanal et Fécale.

Le silence éternel de ces espaces infinis m'effraie.

Blaise Pascal, 1669

Redscape.